François-Edouard Bertin

Paris, 1797 – 1871

 

Etude de paysage avec trois personnages, vers 1840

 

Plume et encre brune, lavis brun et gris sur préparation à la pierre noire

229 x 295 mm

Cachet de l’artiste en bas à gauche (Lugt 238a)

 

Peintre et journaliste – il dirigea le Journal des Débats créé par son père, dit Bertin l’aîné – Edouard Bertin se consacra toute sa vie à l’étude du paysage. Elève de Girodet, de Bidauld et d’Ingres, il s’efforça de concilier dans son œuvre les leçons académiques et son goût profond pour le naturel. Ces dessins à la plume et au lavis sont assez singuliers par rapport à l’ensemble de l’œuvre dessiné de l’artiste, essentiellement composé de dessins au crayon. Sans être des dessins préparatoires, ces deux œuvres peuvent cependant être mise en relation avec plusieurs tableaux de l’artiste où l’on retrouve le goût de Bertin pour les précipices et les éléments rocheux[1]. Ils illustrent parfaitement ce que disait de l’artiste Charles Blanc dans Les Artistes de mon temps (1876) : « Il lui fallait des terrains cahotés, des rochers âpres, des ravins, des précipices, et avec un enthousiasme concentré, il les retraçait d’une écriture énergique. »

 


[1] Vue des Apennins sur le sommet du mont Lavergna, 1836, Montpellier, Musée Fabre ; Vue des carrières de la Cervara, environs de Rome, 1839, Carcassonne, musée des Beaux-Arts ; Paysage rocheux avec La Tentation du Christ, 1842, église Saint-Bonnet, Bourges.