Georges-Antoine Rochegrosse

Versailles, 1859 – Algérie, 1938

 

Sarah Bernhardt au chat, 1884

 

Aquarelle

422 x 395 mm

Signé et daté en bas à droite : G. Rochegrosse 84

 

Né à Versailles mais abandonné par son père, Rochegrosse sera élevé par sa mère et son père adoptif, Théodore de Banville, le poète parnassien, qui va le présenter à l’élite artistique et intellectuelle de Paris. Enfant, il prend ses premiers cours de peinture avec Alfred Dehodencq, grand ami du poète. À l’âge de 12 ans, il entre à l’Académie Julian et étudie dans les ateliers de Jules Lefèvre et de Gustave Boulanger, recevant un enseignement à la fois académique et moderne. Plus tard il y deviendra lui-même professeur de dessin. A partir de 1888, année ou il obtint le prix du Salon, s’ouvre pour lui un ère de succès jusqu’à connaître une renommée internationale. Conan Doyle fit une description d’un de ses tableaux dans un de ses romans de Sherlock Holmes. L’influence poétique de son beau-père Théodore de Banville, sera très présente dans ses compositions. Le Chevalier de Fleurs (musée d’Orsay), tiré de Parsifal de Wagner en est un exemple. On connaît un portrait de Sarah Bernardt peint par Rochegrosse (collection particulière). Notre dessin est très probablement une étude réalisée en vue de cette peinture : on y retrouve la même femme, le décor japonisant, la cigarette et l’attitude alanguie.