Louis-Hippolyte Lebas

Paris, 1782 – 1867

 

Fantaisie architecturale

 

Plume, encre grise, lavis gris

182 x 242 mm

Signé en bas à droite à la plume et à l’encre grise

Filigrane : & Zoonen 

Provenance : J. Duflos (Lugt 702e), Marquis Philippe de Chennevières (Lugt 2073, probablement vente Paris, Hôtel Drouot, 4-7 avril 1900, L.-A. Prat et L. Lhinares, La collection Chennevières, Quatre siècles de dessins français, Paris, 2007, non cité).

 

Encore enfant, Lebas étudie l’architecture auprès de Léon Vaudoyer, puis entre en 1797 dans l’agence de Percier. Malgré un second prix de Rome, il part un an en Italie, il y retourne de 1806 à 1808 comme soldat dans les gardes de Murat et une dernière fois en 1811. Il est bientôt nommé inspecteur du chantier de la Bourse. Sa carrière prend un tour décisif au retour des Bourbons : successeur de Percier auprès de Fontaine, il collabore au chantier de la Chapelle expiatoire et réalise le monument à Malesherbes. Grâce à l’appui de Percier, il remporte seul en 1824 le chantier de Notre-Dame-de-Lorette avec un projet alliant le plan basilical à une ornementation Renaissance. Deux ans plus tard, il édifie la Petite-Roquette, premier exemple en France d’une prison panoptique. L’érection de l’obélisque de Louxor en 1840 sera son dernier chantier. Son œuvre comme son enseignement à L’École des Beaux-Arts sont marqués tout à la fois par le néoclassicisme et l’historicisme, dans la lignée de Winckelmann et de Quatremère de Quincy. Nore dessin date très probablement d’un des séjours italiens de Lebas, durant lesquels l’artiste a beaucoup dessiné, œuvres que l’on retrouve en partie dans la vente après décès de l’artiste (Paris, Hôtel Drouot, 2-4 décembre 1867). Aujourd’hui, un ensemble important de dessins de Lebas est conservé dans les collections de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris.