Logo Gallerie Terrades
Petit logo Gallerie Terrades

Joeph August Knip

Tilbourg, 1777 – Berlicum, 1847

 

Un cryptoportique sur le mont Palatin, vers 1810

 

Aquarelle

350 x 485 mm

 

 

Fils de peintre, frère et père de plusieurs artistes, Joseph Auguste Knip est le mieux connu d’une dynastie de peintres du Brabant septentrional. Knip accomplit sa formation à Den Bosch dans l’atelier de son père, peintre en papiers peints. En 1801, l’artiste se rend à Paris pour parfaire sa formation et de lui permettre d’améliorer sa situation matérielle. Spécialisé dans la réalisation de paysages à la gouache, l’artiste se fait apprécier d’artistes comme Gérard, Bidault ou Van Spaendonck, qui appuient, en 1807, sa candidature au Prix de Rome néerlandais créé cette même année par Louis Napoléon. Grâce à cette bourse, Knip passe alors deux ans en Italie à partir de l’automne 1809. En septembre 1812, il rentre aux Pays-Bas où il se fixe à Bois-le-Duc et entame une carrière de paysagiste, se servant des dessins exécutés lors de son voyage en Italie pour réaliser des tableaux ou de grands dessins achevés, prévus pour la vente. En 1823, Knip revient à Paris où il restera jusqu’en 1827, lorsqu’il perd la vue d’un œil. Il se fixe ensuite définitivement aux Pays-Bas mais cesse peu à peu de peindre et devient définitivement aveugle en 1832.

 

Les trois années que Knip passent en Italie seront exclusivement consacrées à la peinture et au dessin « d’après nature ». A la fin de son séjour, l’artiste a réuni près de 500 dessins et 80 huiles sur papier : des paysages, des vues mais aussi des études de monuments ou de costumes, de ruines, de plantes. Notre dessin est une de ces œuvres et représente un cryptoportique antique, très probablement sur le mont Palatin. Couloir voûté souterrain, généralement implanté pour soutenir un bâtiment ou pour compenser des dénivellations de terrain, le cryptoportique, une structure typiquement romaine, pouvait servir de promenade fraîche aux heures chaudes ou à la conservation de denrées périssables. Cette aquarelle, aux teintes délicates, marquée par une grande précision d’écriture, est typique des dessins exécutés par l’artiste durant son séjour romain. L’enchevêtrement des structures que Knip décrit est animé par de petits personnages apportant une remarquable fraîcheur réaliste qui contraste avec l’intensité de l’observation et le soin apporté à l’exécution.



 
Retour