Logo Gallerie Terrades
Petit logo Gallerie Terrades

Giovanni Bergamaschi

Crémone, 1828 – Casalmaggiore, 1903

 

Le Professeur Timoteo Sampieri, Rome, 1854

 

Huile sur toile

28 x 20,5 cm

Signé et daté sur le châssis : Bergamaschi fece nel Mese Di Maggio 1854 Roma / Rittrato del illustre Professore Timoteo Sampieri

 

Provenance

Rome, collection particulière

Paris, collection particulière

 

Bibliographie

sous la direction de G. Porzio, Quadreria 2015. Documents d’art et d’histoire, Rome, Galleria Carlo Virgilio, n° 12, p. 48-50 (notice par S. Grandesso)

 

 

Orphelin depuis son plus jeune âge, Bergamaschi est orienté vers l’étude du dessin par le père Francesco Cornieri, directeur de l’orphelinat de Crémone. C’est à lui qu’il doit probablement la protection du riche typographe Giuseppe Bussani, qui lui permit de fréquenter l’Accademia Carrara à Bergame et qui fut également par la suite son fidèle collectionneur. À Bergame, le jeune artiste devient l’élève d’Enrico Scuri qui achève sa formation après qu’il ait pris part à la première guerre d’Indépendance, en 1848. Suivront des séjours à Venise, où il est nommé professeur ad honorem à l’Académie, Rome, où il est appelé à collaborer avec le peintre de Bergame Francesco Coghetti, et Florence où il expose, en 1861, la grande toile Saint François de Paule, réalisée pour l’ermitage Sant’ Angelo de Crémone. C’est de cette époque que date son retour définitif dans sa ville natale. Pendant trente ans, Bergamaschi va enseigner le dessin à l’institut Ala Ponzone tout en dirigeant une école privée fréquentée par de jeunes artistes dilettantes issus de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie. C’est de ce milieu privilégié qu’il reçoit de nombreuses commandes de portraits, domaine dans lequel Bergamaschi se spécialise et qu’il expose parfois aux principales expositions milanaises. Avec la toile Luisa Vellica Cenci sauvant des flammes la femme d’un menuisier (1856, Crémone, musée municipal Ala Ponzone) et le rideau, aujourd’hui perdu, du théâtre Concordia, il commence à s’intéresser aux sujets d’histoire d’inspiration littéraire. Il a également été peintre religieux, réalisant une importante série de fresques et de retables d’autel pour les églises de la région de Crémone.

 

Daté de mai 1854 à Rome, notre portrait du professeur Timoteo Sampieri, un membre de la noble famille romaine homonyme, est un témoignage de l’art de Bergamaschi dans sa jeunesse. Le format réduit, la rapidité de la touche, la coupe rapprochée de l’image visant à fixer avec efficacité la physionomie cordiale et expressive du portraituré jouant d’une guitare, ainsi que les détails raffinés de ses habits – le pantalon à carreaux et le plaid qui tombe de l’épaule jusqu’à l’assise de la chaise – font de cette œuvre un portrait familier. Il s’agit en effet d’une œuvre réalisée rapidement d’après nature, qui a probablement été conçue pour être offerte au modèle plutôt qu’en tant que prototype pour l’exécution d’un grand format. La mise en valeur du talent musical ainsi que le détail de la chemise déboutonnée, révélant un collier avec pendentif, étayent cette lecture intime de l’œuvre.

 



 
Retour