Marie Laurencin

Paris 1883 – 1956

 

Les Joueuses de flûte, 1904

 

Eau-forte et aquatinte originale, 246 x 153 mm, marges 358 x 277 mm

(Marchesseau 2 ii/ii)

Superbe et exceptionnelle épreuve imprimée en monotype sur vergé, de l’état définitif avec les travaux dans les fonds et le cuivre réduit, signée, tirage à 10 épreuves

Très légère trace de passe-partout, pli de tirage dans la marge inférieure

 

Après avoir étudié à l’Académie Humbert où elle fait la connaissance de Braque et de Picabia, Marie Laurencin se lie en 1907 au groupe de peintres et de poètes qui fréquentent le Bateau-Lavoir et rencontre Picasso puis Apollinaire. Vers 1904-1905, elle s’essaie à la gravure sous l’influence de Laboureur : ses premières planche sont des eaux-fortes et aquatintes représentant des figures féminines symboliques inspirées des vers du poète Pierre Louÿs, comme Salomé ou Bilitis. Le tirage de ces essais est volontairement limité et dépasse rarement 20 épreuves par sujet. Comme dans sa peinture, Marie Laurencin recherche avant tout la couleur, ce qui se traduit ici par un tirage particulier avec application d’un voile d’encre donnant une profondeur spécifique à notre épreuve.

 

 « La personnalité de Mlle Laurencin vibre dans l’allégresse, la pureté est son domaine » écrit Apollinaire dans La Revue des Lettres et des Arts le 1er mai 1908, remarque qui s’applique particulièrement bien aux Joueuses de flûte.