Logo Gallerie Terrades
Petit logo Gallerie Terrades

Guillaume Dubufe

Paris, 1853 – mort en mer en 1909

 

Allégorie de la peinture, vers 1890

 

Crayon noir et aquarelle, rehauts d’or

220 x 160 mm

Signé des initiales en bas à droite et annoté : A / mon ami / Amaury Duval

Au verso, cachet de l’artiste au verso (Lugt non cité) et annoté : Emile Augier

 

Exposition

1790-1909, Claude-Marie, Edouard et Guillaume Dubufe, la peinture en héritage, Saint-Cloud, musée des Avelines, 2018, sans numéro, repr. p. 134

 

Issu d’une dynastie d’artistes, dont le père Edouard et le grand-père, Claude-Marie, ont acquis une grande notoriété de portraitistes au fil du siècle, Guillaume Dubufe se détourne de la tradition familiale pour se lancer dans la grande décoration. Il a ainsi réalisé plusieurs décors monumentaux importants comme certains plafonds du buffet de la gare de Lyon, de la bibliothèque de la Sorbonne et du foyer de la Comédie française, ou encore de la salle des fêtes de l’Élysée.

 

Notre dessin est annoté au verso Emile Augier : celui-ci, poète et dramaturge français (1820-1889), était un proche ami de la famille Dubufe et, en 1888, quelques mois avant sa disparition, Guillaume Dubufe réalise un portrait du poète. L’année suivante, il présente à l’Exposition Universelle Internationale au Champ de Mars, dans le pavillon spécial de la Société des Aquarellistes français 4 dessins, n°132 à 135, sous le titre « Illustration pour le Théâtre complet d’Emile Augier, de l’Académie française, volume I, Calmann-Lévy éditeur ». Puis, entre 1892 et 1897, paraissent chez Calmann-Lévy plusieurs pièces d’Augier illustrées par Dubufe (L’aventurière en 1892, La cigüe en 1893, Gabrielle en 1894, Sapho, Le joueur de flûte et Un homme de bien en 1897)1. Comme l’indique l’annotation manuscrite au verso, notre dessin a probablement été publié dans un de ces volumes. Le peintre Amaury-Duval (1808-1885), a qui est dédicacé ce dessin, était également un proche des Dubufe et d’Augier.

 


1 Claude-Marie, Edouard et Guillaume Dubufe, portraits d’un siècle d’élégance parisienne, Paris, sans date, pp. 214 à 226



 
Retour